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mercredi 10 avril 2019

Sweet aloo gobi

On ne présente plus l'aloo gobi, superstar de la cuisine indienne. Lorsque j'ai du chou fleur sous la main, je fais presque toujours un aloo gobi.  

Pour ce faire, je suis généralement la recette géniale de Manjula's kitchen. (Si vous ne connaissez pas encore Manjula's kitchen, je vous invite avec enthousiasme à la découvrir dès maintenant: toutes les recettes sont bien sûr végétariennes, et même les quelques recettes qui contiennent des produits laitiers sont faciles à véganiser).

Cette fois-ci, j'ai eu envie de tester avec des patates douces, pour changer un peu, et parce que les choux-fleurs se marient particulièrement bien avec des saveurs fruitées. Attention, il faut tenir compte du fait que les patates douces cuisent plus vite et restent moins fermes.

Astuce shopping pour les Bruxellois: je trouve tous les ingrédients chez Garam Masala, Chaussée de Wavre (près du Musée d'Histoire Naturelle), y compris l'amchoor et les curry leaves fraîches (de préférence le mercredi ou le vendredi).



Pour deux à trois portions
  • 1 petit chou fleu, coupé en fleurets
  • Quelques pommes de terre bien fermes / ou 2 patates douces, coupées en gros cubes
  • 2 càs d'huile de coco
  • 1 pincée de piment séché et/ou 1 piment, coupé en petits morceaux
  • quelques cm3 de gingembre frais, rapé
  • quelques cm3 de curcuma frais, rapé 
  • 1 filet de jus de citron
  • Quelques graines de cumin moulues
  • Quelques graines de coriandre moulues
  • Quelques graines de moutarde noire
  • Quelques graines de fenouil et/ou d'aneth (important pour mieux digérer le chou-fleur)
  • une bonne grosse pincée d'amchoor (mangue séchées)
  • une toute petite pincée d'asa foetida (à défaut, un chouia d'oignon)
  • Quelques feuilles de curry fraîches, si vous avez la chance de pouvoir en trouver 
  • 1 pincée de cannelle moulue
  • Quelques feuilles de coriandre fraîche
Préparation
  1. Mélanger toutes les épices avec un chouia d'eau pour obtenir une pâte
  2. Vous pouvez soit faire chauffer l'huile de coco à feu doux dans une casserole en fonte, y ajouter les épices, ensuite les légumes, et laisser mijoter, soit tout taper dans un tajine (une petite demi heure à 180 degrés) - je ne sais pas si c'est très orthodoxe mais les choux-fleurs sont toujours bien cuits dans un tajine.
  3. Servir avec riz ou des naans
Apprenez de mes erreurs

Un jour, il y a longtemps, j'ai voulu faire un aloo gobi bleu avec des pommes de terre bleues et du chou fleur bleu. C'était tout gris et pas très bon.

mercredi 20 mars 2019

Hand cut chips with sherry vinegar

 Avec quoi manger des frites: ketchup ou mayo? (... Andalouse? Américaine? Samuraï?) Vaste et fascinant débat. La bonne réponse est: du vinaigre de Jerez, bien sûr. Mon britannique collègue ne mange que ça.

Cette photo de belles frites bien belges, qui illustre le blog depuis le début, a été prise en Angleterre.


BREF, il y a deux trois semaines, pour la toute première fois de ma vie, j'ai fait des frites moi-même. C'était sur ma liste de sensations fortes à expérimenter avant d'avoir 40 ans. 

Premier obstacle: je ne possède pas de friteuse. On vous a peut-être raconté qu'en Belgique toutes les cuisines sont équipées d'une friteuse encastrée, eh bien c'est faux. Pas toutes les cuisines.   

Or, lorsque j'étais étudiante à Louvain-la-Neuve, une vieille légende racontait qu'il est possible de faire des frites sans friteuses. Différentes versions du mythe circulent encore: l'une dit qu'il est facile de les faire frire dans un four en les badigeonnant d'huile, une autre qu'il suffit de faire bouillir de l'huile directement dans une casserole. 

N'écoutant que mon sens du devoir et mon goût de l'aventure, j'ai testé les deux méthodes.

Méthode un: la vieille casserole

"Tu dois prendre une vieille casserole avec laquelle tu ne feras plus rien d'autre", m'avait dit un camarade. "Elle doit être assez haute, parce que ça spite".

J'ai ça. Une petite casserole plus haute que large, un peu abîmée, et qui m'avait été donnée il y a plus de dix ans par la belle-mère de mon ex. (Ex + belle-mère= le combo gagnant). Bref: la vieille casserole idéale.


Méthode deux: le four

Cette méthode est un peu moins convaincante mais elle présente l'avantage de ne pas nécessiter de grandes quantités d'huile de friture (ok ça se recycle, mais c'est quand même un déchet difficile à gérer).


Les frites au four doivent être bien étalées et ne pas se toucher.


Servir avec du vinaigre de Jerez (pour une britannique touche finale) ou une sauce à base de mayo (le gras c'est la vie).



mercredi 13 février 2019

Cartofi ţărăneşti

Cartofi vous fait penser a carciofi? ...Preparez vous à une grande déception: c'est de kartoffel que ce mot est dérivé - et ce pour plein de raisons historiques très intéressantes.

Bref, voici un accompagnement tout simple et rustique: des pommes de terre à la paysanne.



Pour 2 à 3 portions
  • 300g de pommes de terre fermes
  • 1 oignon blanc
  • 1 petit poivron rouge
  • Quelques càs d'huile de tournesol
  • sel, poivre
Préparation
  1. Nettoyer les pommes de terre et les couper en gros cubes
  2. Les faire cuire dans l'eau bouillante
  3. Pendant ce temps, nettoyer et hacher finement l'oignon et le poivron, et les faire rissoler dans l'huile
  4. Une fois les pommes de terre al dente, bien les égoutter et les mélanger avec les légumes
  5. Mettre au four à 120 degrés, 10 à 20 minutes
  6. Servir avec quelques brins de romarin ou d'aneth
Zéro déchet

Vous trouverez tous ces bons légumes chez votre maraîcher... Pour l'huile, on en vend dans les épiceries en vrac... Sinon, à la limite, choisissez une bouteille en verre, bien sûr!

mercredi 14 novembre 2018

Kluski nature

Les vraies fans s'en rappellent, j'ai déjà testé une recette de kluski aux orties l'année dernière. (Et les gens qui ne s'en rappellent pas: c'est mal.)

Voici une autre recette, encore plus basique, et inspirée directement des tout premiers kluski polonais que j'ai mangés quand j'étais petite.


Pour deux portions
  • 300 g de pommes de terre pour purée (ou: un reste de purée)
  • 4 à 5 càs de fécule de pomme de terre
  • 1 à 2 càs de lait de soja (non sucré)
  • 1 bonne pincée de sel
Préparation
  1. Cuire les pommes de terre et les réduire en purée, ajouter le lait de soja 
  2. Verser la fécule sur la purée à travers un tamis, tout en mélangeant, jusqu'à obtenir une pâte élastique mais ferme, et assez sèche
  3. En faire des boules de la taille d'une balle de tennis, et les aplatir légèrement (utiliser de l'eau et/ou de la farine pour éviter que la pâte ne colle à vos doigts)
  4. Pocher les kluskis dans de l'eau bouillante; quand ils flottent bien, ils sont prêts.
Servir en accompagnement d'un plat en sauce, par exemple des carbonnades ou une svickova na smetane comme sur la photo.

jeudi 2 août 2018

Cepelinai (zeppelins farcis)

Cepelinai: voilà un nom mignon. Ça veut tout simplement dire Zeppelin en lituanien, parce que ces boulettes de pomme de terre ont la forme d'un dirigeable (et j'adore les dirigeables depuis ma tendre enfance, allez savoir pourquoi.

BREF, les cepelinai sont des boulettes de pommes de terre de forme oblongue (le mot boulette est-il donc utilisé à bon escient? Saisissons donc la Cour européenne de Justice). On les farcit traditionnellement de viande, du fromage ou bien de champignons. En fouillant internet j'ai également trouvé une recette aux carottes et graines de pavot: bref ce ne sont pas les options végétariennes qui manquent. Moi j'ai testé au tofu lactofermenté, tout simplement, vu que les cepelinai au fromage semblent être parmi les plus répandus.


Bon, c'est encore  une recette assez compliquée, mais très sympathique et originale, ça vaut la peine de la tester.
 
Première difficulté: tout comme pour le kugelis, il faut manipuler et râper les pommes de terre crues, et elles  risquent de s'oxyder le temps de façonner les zeppelins (à fortiori si vous en faites 10 kilos pour tout le village) (ce que font sans doute beaucoup de grand-mères lituaniennes, mais que je vous déconseille de faire).

Une recette alternative simplifiée mais iconoclaste consiste à cuire les pommes de terre avant de les réduire en purée -bon à la limite c'est sympa mais du coup c'est juste des knödeln quoi.... Tandis qu'en râpant les pommes de terres crues on obtient une texture beaucoup plus intéressante et fondante. Mais alors, comment on fait pour que la pâte a base de pommes de terre crues ne noircisse pas? Il suffit d'additionner un chouia d'acide citrique en poudre aux pommes de terres râpées, ou, à défaut, du jus de citron (qui est aussi de l'acide citrique bien sûr).

Deuxième difficulté: un cepelinai risque de se décomposer à la cuisson. Il faut donc non seulement ne pas trop les farcir, bien les refermer quand on les a farcis, mais aussi et surtout utiliser la bonne variété de pommes de terre (les Nicola sont bien), et même ajouter un peu d'amidon de pommes de terre histoire que ça tienne bien.

Pour deux portions
  • 500g de pommes de terre fermes (nicola, très bien)
  • 1 filet de jus de citron OU 1/2 càc d'acide citrique en poudre
  • 1 petit oignon 
  • 2 càs d'huile de tournesol (désodorisée si vous n'aimez pas le goût)
  • 2 càs de fécule de pdt
  • 1 càs de farine
  • 20 cl de crème de soja 
  •  sel
  • poivre noir
  • Pour la farce: 100g de tofu nature ou de tofu lactofermenté, sel, 2càs d'huile de tournesol, eventuellement un brin d'aneth
  • Pour la sauce: 20 cl de crème de soja, une petite poignée de cèpes séches
Préparation
  1. Tout d'abord, la veille, préparer le tofu: le couper en cubes, le cuire à la vapeur si vous utilisez du tofu nature, et le faire mariner dans une saumure (j'ai pris juste de l'eau salée avec du sel et un chouia de citron); le lendemain, écraser le tofu grossièrement à la fourchette, ajouter l'huile de tournesol et éventuellement un peu d'aneth. Réserver à température ambiante.
  2. Éplucher l'oignon
  3. Nettoyer les pommes de terre et les râper finement avec l'oignon; ajouter immédiatement l'acide citrique. Les pommes de terre doivent être râpées très finement et former une sorte de bouillie
  4. Égouter la bouillie de pommes de terre râpées en la pressant dans une étamine ou une passoire; faire sortir un max de jus, mais garder ce jus dans un récipient
  5. Le jus contient beaucoup d'amidon. En une minute ou deux, l'amidon se dépose dans le fond du récipient et vous pouvez virer l'eau en gardant l'amidon, de façon à pouvoir le remettre avec la pulpe de pommes de terre égouttée
  6. Ajouter également  la fécule de pomme de terre en poudre
  7. Portez des gants si vous en avez
  8. Commencer à faconner les cepelinai comme des onigiris: formez une demi boule, farcissez-la d'un peu de tofu, rajoutez de la pâte pour refermer bien souder et façonner en forme de dirigeable d'une dizaine de cm de long
  9. Déposer les cepelinai faits sur une assiette pleine de farine
  10. Pour la cuisson, les pocher 15 à 20 minutes dans l'eau bouillante
  11. Pour la sauce: réhydrater les cèpes dans de l'eau chaude, les cuire à la poele dans un fond d'huile de tournesol, couper le feu, ajouter la crème et remuer. 
  12. Servir les cepelinai  avec la sauce par dessus, et éventuellement un peu d'aneth ciselé pour faire joli (ou de ciboulette, ou de persil, ou de cerfeuil, ...)


Quelques mots sur l'acide citrique

Alors, on peut utiliser un filet de citron, certes, mais évidemment, moi j'avais envie de faire mumuse avec de l'acide citrique pour voir comment ça marche, n'ayant encore jamais testé la chose. 

Or justement l'autre jour j'étais à la caisse chez Freshmed - avec un énorme bocal de cime di rapa sott'olio- et, alors que je regardais distraitement les courses que la madame derrière  plaçait à son tour sur le tapis (...je fais toujours ça), soudain, que vois-je? deux petits sachets de granulés blancs avec écrit "acide citrique"... Ça alors, serait-ce le truc que je cherche justement depuis une semaine pour en mettre dans mes cepelinai? La dame m'explique avec enthousiasme qu'elle en utilise régulièrement pour en mettre sur ses salades et toutes sortes de préparations pour donner un petit goût citronné. De fil en aiguille, comme elle en avait pris deux, elle m'en donne un. Aaaah la la, les gens!

Et donc, j'ai testé. Alors, attention si vous manipulez ce truc, c'est vraiment très acide. Ne le touchez surtout pas directement avec vos dents et portez des gants si vous en avez : ça pique les bords des ongles. Mais sinon, oui, on peut l'utiliser en cuisine en petite quantité.

mardi 31 juillet 2018

KUGELIS

Souvent considéré comme LE plat national lituanien, le Kugelis est un gateau de pommes de terre servi avec un peu de crème aigre. A réaliser avec des pommes de terre nouvelles de préférence, en saison, ce serait bête de se priver. 



Les recettes conventionnelles contiennent généralement du bacon, j'ai donc d'abord testé un prototype avec du seitan coué en petits cubes, qui n'était pas mauvais du tout. Cependant, une camarade lituanienne m'a assuré peu après que l'on peut tout à fait faire un kugelis nature, sans bacon ni seitan. Conclusions après dégustation du deuxième prototype: effectivement, c'est meilleur sans. Des patates, des oignons, et pis c'est tout - inutile de se compliquer la vie.

Pour deux portions
  • 400g de pommes de terre
  • 1 petit oignon 
  • 2 càs d'huile de tournesol (désodorisée si vous n'aimez pas le goût)
  • 2 càs de maizena
  • 1 càs de farine
  • 20 cl de crème de soja
  • sel
  • poivre noir
  • une pincée de marjolaine
  • Pour la sauce: quelques càs de crème de soja épaisse avec un filet de citron et du sel
Préparation
  1. Mélanger la farine et la maizena 
  2. Éplucher l'oignon
  3. Nettoyer les pommes de terre et les éplucher éventuellement (avec des pommes de terre nouvelles et bio, je ne le fais pas)
  4. Râper l'oignon et les pommes de terre (j'utilise un robot et je les mets ensemble)
  5. ATTENTION une fois vos pommes de terres rapées vous disposez de très peu de temps pour faire le point suivant, sinon les pommes de terre noircissent. On peut éventuellement ajouter une pincée d'acide citrique ou du jus de citron aux pommes de terre rapées pour éviter cela, mais si vous passez sans traîner aux étapes suivantes ça devrait aller
  6. Dans un grand saladier, mélanger les oignons et pommes de terre râpées avec la crème de soja et le mélange farine -maizena; y ajouter un peu d'huile, marjolaine, sel et poivre noir, et mélanger.
  7. Transvaser dans un grand plat rectangulaire adapté au four et préalablement huilé
  8. Faire cuire au four une petite heure à 150 degrés
  9. Découper des portions rectangulaires et servir chaque portion avec une généreuse portion de crème de aigre par dessus, une pincée de sel fumé, et des petites rondelles de ciboulette ou d'oignon de printemps, voire un brin d'aneth pour faire joli.

lundi 28 mai 2018

Tartiblette

Vous connaissez la tartiflette, vous connaissez la tarte al djote, mais saviez-vous que ces deux -là ont une fille cachée: la TARTIBLETTE.

Bref, c'est comme une tartiflette, mais avec des bettes. (Eh oui ami.e.s d'outre-Quiévraing, sachez qu'en Belgique on dit bettes, pas blette. Blette, c'est nul, c'est comme une poire pourrite.)




Pour deux à trois portions
  • 647 g de pommes de terre fermes
  • 2 superbes oignons 
  • Une belle poignée de bettes (à cardes blanches - je n'ai jamais essayé avec des rouges ou des jaunes, mais j'ai un gros doute)
  •  15 à 20 cl de formage de tapioca ou de fromage à fondue (pour rappel, recette de base = 400g de tofu soyeux, 75 ml d'huile de mais, de tournesol ou de coco -désodorisées, 2 gousses d'ail, 75 g de farine de tapioca, 10 à 15 cl de vin blanc, 3 ou 4 càs de levure maltée, sel, noix muscade)
  • poivre noir et noix muscade râpée
Préparation

Commencez par préparer un formage de tapioca
  1. Faire chauffer l'huile dans une casserole haute, avec les gousses d'ail, et ajouter le tofu
  2. Ajouter la farine de tapioca et mixer le tout avec un mixeur plongeur
  3. Augmenter la température de cuisson et ajouter le vin en remuant constamment
  4. Quand ça bloblotte, laisser cuire deux trois minutes tout en remuant toujours
  5. Oter du feu et ajouter le sel, la muscade et la levure
Réservez la casserole de formage sur le côté et occupez vous de vos oignons:
  1. Nettoyer les pommes de terre et les couper en fines tranches
  2. Bien nettoyer les bettes et les couper en lamelles
  3. Éplucher l'oignon et le couper en super fines tranches
  4. Disposer dans un plat huilé, successivement, des rondelles de pommes de terre, des bettes, des rondelles d'oignon, et enfin le formage, et on recommence une ou deux fois
  5. Vous pouvez éventuellement terminer par quelques rondelles d'oignons supplémentaires
  6. Faire cuire au four à 180 degrés 20 à 30 minutes

mardi 23 janvier 2018

Schlümpfenknödeln

Pour celles et ceux qui ont une bonne mémoire, vous vous schtroumpfez peut-être la schtroumpf à thème "rose" de 2016... On s'était bien schtrounmpfés à l'époque... Maintenant, la semaine bleue, á va être une autre paire de schtroumpfs!

Première schtroumpf: il est beaucoup plus schtroumpf de schtroumpfer des aliments bleus que des roses. Effectivement les schtroumpfs naturellement bleus ne sont pas nombreux dans la nature, et ce sont souvent des variétés plus rares et plus difficiles à schtroumpfer.

Il y a cependant un schtroumpf qu'on trouve de plus en plus facilement : ce sont les schtroumpfs de terre bleues. Il en schtroumpfe de nombreuses variétés, comme les vitelotes ou les bleues d'Artoism qu'on schtroumpfe régulièrement sur les schtroumpfs et dans les schtruompfs bio (pour les bruxellois-es: j'en ai encore schtroumpfé il y a quelques jours chez Färm et chez Freshmed).


Du coup, bonne nouvelle: on devrait pouvoir schtoumpfer une version bleue de tous les schtroumpfs à base de schtroumpf de terre? Schtroumpfons que oui... Aujourd'hui, j'ai schtroumpfé pour vous: les gnocchis! ... Ou plus exactement leur schtroumpf autrichienne: les Knödel (en fait, je schtroumpfe plus volontiers les Knödel: c'est plus gros, donc c'est moins de schtroumpf).

Pour deux schtroumpfs
  • 300g de schtroumpfs de terre bleues (vitelotes ou bleues d'Artois)
  • 2 càs (cuillère à schtroumpf) de fécule de  schtorumpf de terre
  • 3 à 4 càs de farine
  • 1 filet d'huile de noix
Schtroumpf
  1. Éplucher les schtroumpfs de terre et les faire cuire dans l'eau bouillante salée
  2. Les égoutter et schtourmpfer en purée (à l'aide d'un schtourmpf purée) avec la fécule de schtoumpf de terre  
  3. Schtroumpfer des boulettes (+/- 4 à 7 cm de schtroumpf); schtroumpfer un peu de farine dans la pâte si elle est trop molle, tout en schtroumpfant régulièrement de l'eau sur vos mains pour éviter que ça ne colle.
  4. Terminer chaque boulette en la roulant dans un peu de farine pour schtroumpfer que sa surface soit bien sèche
  5. Schtroumpfer les boulettes sur un plateau ou un schtourmpf - en évitant qu'elles ne se touchent (ne surtout pas les empiler sinon elles se reschtroumpfent) 
  6. Quand vous avez schtroumpfé toutes les boulettes, les faire cuire quelques minutes dans l'eau bouillante. Comme les gnocchi, les Knödel sont schtroumpfs quand ils schtroumpfent à la surface.
  7. Servir avec un schtroumpf d'huile de noix et une petite pincée de sel



vendredi 24 novembre 2017

Tartiflette


On ne présente plus la tartiflette, plat traditionnel savoyard devenu très populaire chez nous et un classique des marchés de Noël depuis la fin des années nonante. 

J'ai une bonne nouvelle pour vous: le secret d'une bonne tartiflete... en fait, c'est les oignons. Et les oignons c'est vegan. Le reste n'est que vanité.


Pour deux à trois portions
  • 703 g de pommes de terre fermes
  • 2 superbes oignons 
  • 15 à 20 cl de formage de tapioca ou de fromage à fondue (pour rappel, recette de base = 400g de tofu soyeux, 75 ml d'huile de mais ou de coco, 2 gousses d'ail, 75 g de farine de tapioca, 10 à 15 cl de vin blanc, 3 ou 4 càs de levure maltée, sel, noix muscade)
  • poivre noir et noix muscade râpée
Préparation

Commencez par préparer un formage de tapioca
  1. Faire chauffer l'huile dans une casserole haute, avec les gousses d'ail, et ajouter le tofu
  2. Ajouter la farine de tapioca et mixer le tout avec un mixeur plongeur
  3. Augmenter la température de cuisson et ajouter le vin en remuant constamment
  4. Quand ça bloblotte, laisser cuire deux trois minutes tout en remuant toujours
  5. Oter du feu et ajouter le sel, la muscade et la levure
Réservez la casserole de formage sur le côté et occupez vous de vos oignons:
  1. Nettoyer les pommes de terre et les couper en fines tranches
  2. Éplucher l'oignon et le couper en super fines tranches
  3. Disposer dans un plat huilé, successivement, les rondelles de pommes de terre, les rondelles d'oignon, et enfin le formage, et on recommence une ou deux fois
  4. Vous pouvez éventuellement terminer par quelques rondelles d'oignons supplémentaires
  5. Faire cuire au four à 180 degrés 20 à 30 minutes

Variante: pour changer un peu, vous pouvez ajouter des trompettes des morts, ou encore des bettes, vous obtiendrez alors une tartiblette - la fille cachée de la tarte al djote et de la tartiflette!


vendredi 14 juillet 2017

Poutine


On ne présente plus la poutine, véritable instution canadienne: eh oui, tout comme nos compatriotes Arlonais-es, les Canadien-nes aiment les frites avec une sauce chaude: généralement un bon gros gravy agrémenté d'une sauce au fromage et/ou de fromage râpé.

C'est le plat le plus réconfortant du monde et c'est assez simple à faire si on s'autorise à utiliser un gravy tout fait. Pour le formage rien ne vaut le fromage de tapioca (recette de base de Season Square ici - cette recette a changé ma vie!). Bref, ce n'est pas vraiment une recette, juste des conseils pour les Belges et autres non Canadien-nes qui voudraient improviser une poutine chez elles/eux.


Pour deux portions de poutine
  • 2 portions de frites
  • 1 gros oignon
  • 2 càs de gravy en poudre de type bisto
  • 1/2 tasse de bouillon (...végétal, ça va sans dire)
  • poivre noir
  • quelques cuillères à soupe de fromage de tapioca (...soit: 50g d' huile de coco, 1 ou 2 gousses d'ail, 400g de tofu soyeux, 100g de fécule de tapioca, 10cl de vin blanc ou bière blonde, plein de sel et de levure maltée)
  • éventuellemnt: une poignée de Wilmersburger râpé. 

Préparation
  • Préparer le gravy à l'avance: hacher l'oignon, le faire cuire à feu doux dans une poele (avec du laurier ou du thym éventuellement), délayer 2 càs de bisto dans le bouillon, verser dans la poele et laisser gonfler à feu doux en remuant, ça prend deux ou trois minutes
  • Si ce n'est pas encore fait, préparer également le fromage de tapioca:  faire chauffer l'huile dans un poelon, y ajouter l'ail et le tofu, mélanger, ajouter la fécule de tapioca, mélanger quelques minutes - ça devient collant, ensuite mixer, ajouter le vin blanc ou la bière, plein de sel et de levure maltée, mélanger) (ce formage va bien dans plein de recettes et se conserve au frigo qq jours)
  • Il faut avoir très très faim
  • Acheter ou faire des frites et verser successivement dessus le gravy (chaud), la sauce tapioca (chaude), et le Wilmersburger



mardi 20 juin 2017

Rosolje (salade de pommes de terre et betteraves rouges)


Une extraordinnaire salade d'été, toute rose. N'hésitez pas à l'agrémenter de quelques harembergines, elle n'attend que ça!


Pour deux portions
  • 300 g de pdt fermes (primeur de préférence), cuites et coupées en cubes
  • 150 g de betterave rouge cuite, coupée en cubes
  • 1/2 oignon rouge haché
  • 50 g cornichons en mini cubes
  • 1 petite pomme verte en petits dés
  • 3 càs veganaise
  • 4 à 5 càs de crème d'avoine + qq gouttes de vinaigre de cidre
  • 1 càc de wasabi ou raifort (...facultatif, ok, mais vous ratez quelque chose!)
  • garniture: persil, tofu brouillé froid
Préparation
  1. Dans un grand saladier, mélanger les morceaux de pommes de terre, d'oignon, de betterave, de cornichons, et de pomme
  2. Préparer la sauce en mélangeant la crème et le vinaigre
  3. Y ajouter la véganaise et le wasabi, mélanger et ajouter à la salade
  4. Si jamais tout le monde n'aime pas le wasabi, on peut le servir séparément, à la limite
  5. Servir bien frais, avec du persil et du tofu brouillé

jeudi 18 mai 2017

Kluski faciles aux orties


Attention séquence émotions et souvenirs d'enfance: j'ai découvert les kluski quand j'avais 10 ans grâce à une amie polonaise de ma soeur - quelle découverte pour moi qui ne connaissais que les frites et les patates bouilllies! Un tout grand moment. Au fond, la découverte des kluski marque pour moi la sortie des années 80.


J'ai refait des kluski toute seule comme une grande, la semaine dernière, un peu par hasard. J'avais l'intention de faire des gnocchis mais finalement je n'ai pas eu le courage de faire plein de mini boules, et j'en ai juste fait six grosses. Et c'était très bon.



Pour deux portions
  • 300 g de pommes de terre ou un reste de purée
  • 24 têtes d'orties
  • 1 tasse de farine - voire davantage
  • 2 càs d'huile de coco
  • Noix muscade

Préparation
  1. Réduire les pommes de terre en purée si ce n'est déjà fait
  2. Hacher les orties
  3. Mélanger la purée, les orties, l'huile de coco fondue, la noix muscade et ajouter progressivement la farine, jusqu'à obtenir une pâte élastique mais ferme, relativement sèche
  4. En faire des boules de la taille d'une balle de golf (utiliser de l'eau et/ou de la farine pour éviter que la pâte ne colle à vos doigts)
  5. Cuire les boules dans de l'eau bouillante (trois ou quatre minutes à partir du moment ou ça flotte)

Servir immédiatement avec un filet d'huile d'olive et une petite salade. Ou alors avec un onion gravy. Encore mieux: un pesto d'ail des ours pour rester dans le thème "plantes sauvages".

jeudi 6 avril 2017

touffaye gaumaise accompagnée de sa petite salade des champs

La touffaye (du gaumais tofu, qui signifie bienveillant) est un plat gaumais traditionnel et rustique comme on les aime, à base d'oignons et de pommes de terre. 

Ce qui est vraiment chouette avec la touffaye c'est la petite salade de feuilles de pissenlit qui l'accompagne. Jusque là, j'étais convaincue de détester les feuilles de pissenlit, qui sont très amères. Or dans cette recette, la douceur des oignons équilibre parfaitement l'amertume du pissenlit. Le tofu brouillé complète le tableau gustatif.



Pour trois ou quatre portions
  • 3 oignons rouges
  • 400g de pommes de terre plutôt fermes et pas trop grandes
  • 1 branche de thym, 1 feuille de laurier, 1 petite branche de romarin
  • 3 à 4 càs d'huile (d'olive, de tournesol ou de coco, par exemple)
  • (facultatif) 200g de tofu fumé
  • poivre et sel (idéalement du sel fumé)
 Pour la salade:
  • 1 poignée de feuilles de pissenlit frais (à défaut, prenez des scaroles ou de la catalogne)
  • 200g de tofu nature
  • huile d'olive
  • assaisonnement: kala namak, thym, cumin, safran, piment (moulus)
Préparation
  1. Couper le tofu fumé facultatif en petits dés et les faire rissoler dans l'huile dans une grosse marmite en fonte
  2. Couper les oignons en rondelles et les ajouter dans la casserole, cuire à feu moyen et surveiller (remuer de temps en temps)
  3. Ajouter les herbes dans la marmite
  4. Nettoyer les pommes de terre et les couper en 4 dans le sens de la longueur 
  5. Ajouter les pommes de terre dans la casserole avec un filet d'eau
  6. Laisser mijoter 30 minutes à feu modéré en surveillant bien (remuer régulièrement et ajouter de l'eau si nécessaire)
  7. Assaisonner, goûter et rectifier

Pour la salade:
  1. Préparer un tofu brouillé (couper le tofu en gros dés et le faire revenir à la poele, ajouter les épices et écraser grossèrement) - laisser refroidir
  2. Nettoyer les feuilles de pissenlit et les couper en gros morceaux
  3. Mélanger le pissenlit et le tofu brouillé et servir en accompagnement de la touffaye

Astuce: c'est encore très bon réchauffé le lendemain mais attention les oignons rouges deviennent gris donc c'est moche. Maintenant vous savez pourquoi on voit surtout la salade sur la photo.

mercredi 22 mars 2017

Le René Collin

Comme on est en plein dans la campagne 40 jours sans viande, l'autre jour je me suis fait un bon petit burger super local et j'ai décidé de la baptiser René Collin, en hommage à notre cher ministre de l'agricultre.


Je me suis dit que je publierais bien cette recette le 22 mars, pour la journée mondiale de l'eau (et l'anniversaire de mon neveu): l'occasion de rappeler ce que "consommer local" et "moins de viande" signifient en terme de consommation d'eau.

Bref, on a lu pas mal d'inepties ces dernieres semaines, donc rappelons juste une chose: quand on parle de l'empreinte "eau" de la production de viande, il ne s'agit pas juste de l'eau bue par les vaches, mais aussi, entre autres, de l'eau nécessaire à la production de fourrage mangé par la vache. Et ça ça peut déjà faire mal... A fortiori quand le fourrage n'est pas produit ici. (Et rappelons que non, à 11 millions sur 30.000 km carrés on ne peut pas se nourrir tous les jours avec de la vache qui mange simplement de l'herbe)

Autrement dit, non seulement la production de viande nécessite des tonnes d'eau (littéralement), mais en plus, ce n'est même pas "notre" eau (... et le problème c'est qu'il n'y en a pas partout autant qu'ici...) Mais ceci n'est encore qu'une toute petite partie du problème... Pour en savoir plus sur le sujet, je vous conseille cette page. Ou encore cet article.

Et maintenant, un petit burger super local pour soutenir nos agriculteurs maraîchers (et faire plaisir à mon neveu).

Pour 6 à 8 petits burgers
  • 150 à 200 g de flocons d'avoine
  • 40 g de graines de lin
  • 15 cl de chouffe
  • 1 gros poireau
  • 1 oignon
  • 1 pomme (topaz ou elstar, par exemple)
  • 1 petite pomme de terre cuite (ou un reste de purée)
  • 2 càs de moutarde a l'ancienne
  • thym, sauge du jardin
  • 4 cas d'huile de tournesol ou d'olive
  • 3 ou 4 cas de vinaigre de cidre
  • sel, piment

Préparation
  1. couper le poireau en fines rondelles, l'oignon et la pomme en mini cubes
  2. réduire la pomme de terre en purée
  3. mélanger avoine, poireau, moutarde, purée, lin, en ajoutant la bière petit à petit, et assaisonner avec les autres ingrédients; bien mélanger
  4. la préparation doit ressembler à une pâte à biscuits - souple, un peu mouillé mais pas trop
    (si c'est trop ou pas assez ferme, on peut toujours rectifier en rajoutant un peu d'eau ou au contraire un peu d'avoine)
  5. laisser reposer plusieurs heures au frais (impératif pour que l'avoine et le lin s'imbibent!)
  6. façonner des burgers (avec un cercle à dresser et les faire cuire à la poele, dans un peu d'huile
...Servir sur un petit pain avec plein de salade et votre sauce préférée (pourquoi pas une végannaise du commerce: elles ne contiennent pas beaucoup moins de lait et d'oeufs que la mayo des friteries...). On peut aussi remplacer le pain par une feuille de chou (...le chouburger sera LA tendance de 2018, je vous le dis!)


vendredi 13 janvier 2017

Repli vers la zone de confort: le STOEMP

Bonjour! Tout le monde a bien dormi?

Des derniers jours je vous ai beaucoup encouragés à tester le plus possible des produits que vous ne connaissiez pas: c'est important de développer ses connaissances culinaires en prenant régulièrement de petits risques... Comme vous le disait vortre mami: "tu ne sauras pas que tu n'aimes pas tant que tu n'auras pas goûté!"

Seulement voilà. Sortir de sa zone de confort, explorer, toussa, c'est important, mais une zone de confort, ça doit aussi s'entretenir, et avec grand soin. C'est encore l'un de ces trucs que personne ne fera jamais  à votre place.

Vous avez pris la décision de devenir végétarien-ne: c'est une petite révolution dans votre vie - et pour certaines personnes c'est plus révolutionnaire que pour d'autres. Pour compenser, pensez aussi à vous la couler douce ces jours-ci: privilégiez régulièrement vos aliments "repères", vos fruits et légumes préférés, faites-vous des petits plats qui vous rappellent votre enfance (la soupe au cerfeuil de votre grand mère, par exemple. Ou des chips au sel). 

C'est pourquoi nous n'allons pas faire d'exercices aujourd'hui, mais juste une petite recette ultra réconfortante: en effet, pour celles et ceux qui ne connaissent pas, sachez que le stoemp est l'ultime Comfort Food belge. (Eh oui Vous ne l'aviez peut-être pas encore remarqué mais nous sommes sur un blog belge - et pour votre culture générale sachez que Witloof signifie chicon en français, ce qui signifie endive en français.)

Le Stoemp (prononcer "stoump") est un plat traditionnel simple, bon marché, rustique et néanmoins branché, et surtout particulièrement réconfortant au coeur de l'hiver: c'est une simple purée de pommes de terre améliorée par la présence d'un deuxième légume -en principe un seul, mais on peut faire des écarts. Les légumes les plus prisés pour le stoemp sont les carottes, les poireaux, les choux de bruxelles, ou encore les chicorées (appelées endives en Belgique, fyi).

Pour la version traditionnelle, on cuit tout ensemble dans une seule casserole - les pommes de terre seules d'abord, ensuite on ajoute l'autre truc. Pour une version plus sophistiquée, et selon le légume que vous avez choisi, vous pouvez le cuire séparément et les ajouter à la purée de pommes de terre tout à la fin. Personnellement je préfère la version traditionnelle, qui est plus simple, même si je cuis quand même deux ou trois oignons ou échalotes à part dans une poele, en guise d'accompagnement.

Stoemp aux scaroles du jardin, accompagné d'échalotes rissolées

Pour 2 portions
  • 500g de pommes de terre
  • 100 à 200g d'1 autre légume (idées: navet, panais, poireau, scarole, cresson, ...)
  • Assaisonnement: sel, poivre, 3 càs d'huile d'olive
  • Facultatif: 1 pincée de noix muscade rapée, quelques cl de crème végétale

Préparation
  1. Éplucher les pommes de terre et les couper en 4 dans le sens de la longueur
  2. Nettoyer et hacher finement l'autre légume
  3. Faire cuire les pommes de terre dans de l'eau bouillante salée
  4. En fin de cuisson, ajouter l'autre légume (les légumes charnus ont leur temps de cuisson propre, potentiellement long; par contre, les légumes feuilles comme le cresson ou les chicorées doivent être ajoutés tout à la fin, quand les pommes de terres sont cuites)
  5. Quand tout est cuit, égouter, réduire grossièrement en purée et assaisonner (si c'est trop épais, ajouter un peu d'eau ou de crème de soja pour une consistance plus soyeuse)
  6. Servir avec des petits bouts d'oignon rissolés, voire en accompagnement d'un burger végétal
Pour aller plus loin

Si vous aimez les recettes de grands-parents, en voici quelques autres:

à demain...


Retrouvez tous les articles de notre programme grands débutants.




***

Table des matières

Jour 1 - introduction
Jour 2 - les légumes: recette de soupe modulable
Jour 3 - au marché (recette: pommes de terres sautées au romarin)
Jour 4 - faire les courses (recette: le houmous!)
Jour 5 - TOFU, mon ami (recette: tofu brouillé -recette de base)
Jour 6 - Lumineuses légumineuses (recette: gratin de haricot)
Jour 7 - Repli vers la zone de confort: stoemp et comfort food... Prenez soin de vous!
Jour 8 - Burger or not burger? Quelques réflexions sur le mot"substitut"
             (recette: tofuburger superfacile)

Jour 9 - L'Annonciation: comment gérer les questions de votre entourage?
             (recette: la salade de lentilles)
Jour 10 - Feu d'artifice, derniers conseils, et quelques recettes super faciles 
             (avec plein de desserts et une photo de fraises)





mardi 3 janvier 2017

Au marché

Maintenant qu'on a beaucoup parlé de légumes, il est temps d'aller faire des courses (sauf pour les gens qui ont un super potager de la mort qui tue). Je vous propose d'aller au marché chercher des légumes et des épices.



Le marché présente une infinité d'avantages sur les supermarchés

Essentiellement: la réduction des déchets ...Déjà, vous pouvez aller faire vos courses avec vos propres sacs et ainsi revenir avec un panier de course zéro emballages. Ça c'est déjà super. Mais en plus des emballages, il y a d'autres déchets auxquels on pense moins... Le truc, c'est qu'au supermarché, pour vous vendre une pomme, on vous montre une pyramide de pommes. C'est comme ça. Avez-vous souvent vu dans un supermarché un bac avec juste une pomme qui reste? Sans doute pas, et vous ne l'auriez sans doute pas achetée - c'est pas votre faute, on fonctionne comme ça (pourquoi? parce qu'ON nous MANIPULE)... 

Chez un maraîcher, par contre, rien à voir. Y a plus de pommes? Bin y en a plus. Bon ok c'est surtout vrai pour les maraîchers bio qui vendent essentiellement leur production: bin oui, c'est justement chez ceux-là qu'il faut aller. C'est là que vous trouverez des produits locaux, de saison et de qualité, ainsi que des variétés plus rares (les fameux "légumes oubliés"). Et surtout, vous pouvez discuter avec des gens qui connaissent leurs produits.

Votre mission


Trouvez un marché bio près de chez vous ou dans un quartier pratique pour vous. Il y en a partout, ça pousse comme des champignons - et les nouveaux marchés sont souvent organisés l'après-midi et le soir. (A propos on est mardi: vous avez testé le nouveau marché de la Place du Luxembourg?) 


Chez le maraîcher

Quand vous avez trouvé votre maraîcher, prenez le temps de tout regarder, de discuter, de demander des conseils pour la préparation des légumes que vous ne connaissez pas bien, etc. Posez toutes les questions qui vous passent par la tête et essayer d'aller vers des trucs que vous ne connaissez pas. Prenez en une petite quantité et essayez de les préparer selon les indications du maraîcher ou de recettes trouvées sur internet. Et si jamais vous n'aimez pas... Bin ça arrive, ce qui compte c'est de prendre un petit risque et d'apprendre des trucs. (Ceci dit, un conseil: donnez toujours une seconde chance à un légume que vous n'aimez pas)

Chez le marchand d'épices


Vous le savez, les herbes et épices c'est vraiment la clef pour cuisiner de bons petits plats.

On en a déjà parlé un peu il y a deux jours; maintenant je vous propose de refaire le même genre de brainstorming que pour les légumes, pour stimuler votre imagination.


Sur base de vos résultats et réflexions, faites-vous une petite liste de ce qui vous manque, de ce que vous aimeriez tester, etc. Il y a généralement des marchands d'épices sur les marchés.

D'autre part, sachez que vous aurez notemment besoin, pour les recettes publiées ces prochains jours, d'un certain nombre de trucs que j'utilise souvent: thym, romarin, origan, laurier, cumin, noix muscade, chili, paprika, curcuma, safran moulu. (Une remarque pour le safran: je n'en utilise généralement qu'une mini pincée, dont j'ai estimé le prix de revient à 20 centimes - sinon, on peut aussi faire sans.)

D'autres trucs que j'utilise beaucoup aussi: sauge, fenouil, anis, grains de moutarde, baies roses, clous de girofle, grains de coriandre, cardamome verte.

Evitez d'acheter trop de mélanges d'épices, souvent ils restent juste dans le placard pendant des années...  Par contre, si vous trouvez du paprika fumé, génial! Prenez-en! Du sel fumé aussi - j'en mets dans tout.

Du reste, comme pour les légumes, un mot d'ordre: tester des trucs que vous ne connaissez pas et familiarisez vous avec en les testant plusieurs fois.



Et maintenant, une recette facile 

 

... à demain!


Retrouvez tous les articles de notre programme grands débutants.




***

Table des matières

Jour 1 - introduction
Jour 2 - les légumes: recette de soupe modulable
Jour 3 - au marché (recette: pommes de terres sautées au romarin)
Jour 4 - faire les courses (recette: le houmous!)
Jour 5 - TOFU, mon ami (recette: tofu brouillé -recette de base)
Jour 6 - Lumineuses légumineuses (recette: gratin de haricot)
Jour 7 - Repli vers la zone de confort: stoemp et comfort food... Prenez soin de vous!
Jour 8 - Burger or not burger? Quelques réflexions sur le mot"substitut"
             (recette: tofuburger superfacile)

Jour 9 - L'Annonciation: comment gérer les questions de votre entourage?
             (recette: la salade de lentilles)
Jour 10 - Feu d'artifice, derniers conseils, et quelques recettes super faciles 
             (avec plein de desserts et une photo de fraises)